• Andreï Makine, L'archipel d'une autre vie, Points

    Andreï Makine, L'archipel d'une autre vie, PointsTout à fait à l'est de l'URSS, non loin du Pacifique, dans la vallée de l'Amgoun, un groupe de cinq hommes (quatre soldats et un commissaire politique) poursuit un évadé du goulag. Au bout de quelques jours une sorte d'entente tacite s'installe entre le poursuivi et ses chasseurs : chacun adopte une vitesse qui permet de maintenir toujours peu ou prou la même distance entre eux. Nous sommes en 1953, les soldats sont des anciens combattants de la seconde guerre mondiale, marqués par les violences dont ils ont été les témoins ou les auteurs et cette vie au contact de la nature sauvage de la taïga les aide à digérer leurs traumatismes. Cependant ce ne sont pas tout à fait des vacances non plus car il y a un commissaire politique qui veut du résultat.

     

     

    A la fin du roman il est aussi question d'un couple qui quitte la civilisation pour aller vivre seul sur une île battue par les flots de l'archipel des Chantars où la saison sans neige commence au mois de juin et se termine en août. Ce choix de vie nous est présenté comme le seul qui vaille vraiment : "A cet instant de ma jeunesse, le verbe "vivre" a changé de sens. Il exprimait désormais le destin de ceux qui avaient réussi à atteindre la mer des Chantars. Pour toutes les autres manières d'apparaître ici-bas, "exister" allait me suffire."

     

     

    Je ne partage pas du tout cette vision très romantique qu'à Andreï Makine de la nature, de l'existence et de l'amour avec d'un côté les purs qui ne font aucune concession au monde dans lequel ils vivent (ou dont ils se retranchent), la femme aimée avec un grand F, mise sur un piédestal, et de l'autre la masse et ses compromissions, les femmes qui se vendent et qui trompent. Il me semble au contraire qu'entre les deux il y a de la place pour de nombreuses nuances. Mais je reconnais aussi que je n'ai jamais vu la mer des Chantars. J'ai apprécié néanmoins la description des paysages.

     

    Andreï Makine, L'archipel d'une autre vie, Points

    L'Amgoun.

     

    L'avis de Gambadou, beaucoup plus positif que le mien.

     


    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    1
    Vendredi 19 Janvier à 07:05

    J'ai beaucoup aimé ce livre et, justement, cette proposition qu'il fait que le salut de l'humanité est bien dans le lien qu'on doit retisser avec la nature.

    Bon week end.

      • Vendredi 19 Janvier à 16:04

        J'ai réalisé en lisant de nombreuses critiques positives que je l'avais pris très au premier degré. C'est comme ça que je l'ai compris.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :