• Erika Mann, Quand les lumières s'éteignent, Le livre de poche

     

    Erika Mann, Quand les lumières s'éteignent, Le livre de pocheDans une petite ville de Bavière, dans les années qui précèdent le début de la seconde guerre mondiale, différents personnages expérimentent la perte des libertés individuelles et la montée de la terreur liées au régime nazi. Un régime dont la plupart d'entre eux pensaient au départ qu'il n'affecterait pas leurs vies, voire même auquel ils étaient favorables.

     

     

    Ecrit en 1939 en allemand, l'ouvrage est paru peu après en traductions américaine, française et espagnole. Le manuscrit est perdu et les éditions contemporaines ont été faites à partir de ces plus anciennes. Le récit adopte une forme romancée mais Erika Mann (la fille de Thomas et la soeur de Klaus) affirme que toutes les histoires qu'elle rapporte sont basées sur des faits réels. Elle s'est appuyée notamment sur des discours de dirigeants nazis ou sur la presse du parti dont les références sont citées en fin. Il y a aussi une préface de la traductrice Danielle Risterucci-Roudnicky et une postface de Irmela von der Lühe, biographe d'Erika Mann qui présentent le livre et son auteure.

     

     

    Je découvre un pays où les restrictions et l'inflation poussent agriculteurs et commerçants à mettre la clé sous la porte pour aller s'engager dans des usines d'armement qui produisent des avions qui s'écrasent et des chars qui explosent (ça, cela me surprend car ce n'est pas l'impression que m'avait laissé la guerre éclair). La durée des études est raccourcie et la carte de membre du parti nazi sert de référence à des étudiants médiocres pour être engagés comme médecins. Les salaires baissent, les civils sont requis pour le travail obligatoire et ne mangent plus à leur faim, la santé de la population se dégrade.

    Je me rends compte en lisant cet ouvrage que, si j'ai pas mal lu sur les méfaits des nazis hors de l'Allemagne, je suis peu documentée sur la vie quotidienne dans l'Allemagne nazie. Un oubli qu'il va falloir que je répare.


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  • Commentaires

    1
    Dimanche 6 Mai à 11:35

    Moi aussi, je connais moins la vie quotidienne des allemands pendant cette période historique. J'avais déjà noté ce livre, je ne l'ai toujorus pas acheté mais je pense bien le lire...

      • Dimanche 6 Mai à 18:45

        Cela m'a beaucoup fait penser à l'URSS de Staline alors que je croyais que -pour les non-Juifs, non-communistes...- la terreur était moins prégnante.

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