• Joan Didion, Maria avec et sans rien, Robert Laffont

    Joan Didion, Maria avec et sans rien, Robert Laffont L'écrivaine américaine Joan Didion est morte le 23 décembre 2021, le Monde lui consacre une page entière de nécrologie. Je découvre ainsi cette autrice présentée comme majeure dont je n'avais jamais entendu parler. Elle était née en 1934 en Californie. Dans les années 1960 elle fréquente de nombreuses personnalité de la culture et du spectacle. Elle a écrit des romans, de la non fiction, des reportages. Elle a couvert la guerre au Salvador (années 1980) et analysé l'affaire de cinq adolescents noirs accusés à tort en 1989 du viol et du meurtre d'une joggeuse blanche. Elle a acquis dans son pays un statut d'icône culturelle.

     

     

    Joan Didion, Maria avec et sans rien, Robert Laffont Maria avec et sans rien. Paru en 1970 ce roman a été réédité en 2018 sous le titre de Mauvais joueurs (titre original : Play it as it lays). Maria est une jeune actrice de Hollywood qui a joué dans deux films tournés par son mari, dont un n'est même pas sorti sur les écrans. Maria va très mal. Son mariage est un échec, sa fille est hospitalisée pour de graves problèmes et elle-même souffre d'un grand mal être. Joan Didion qui a elle même traversé une période de profonde dépression décrit très bien la façon dont Maria est étrangère à ce qui l'entoure et ressasse des idées fixes. Elle dort mal, fait des cauchemars et semble parfois à la limite de la folie. Elle fréquente une petite société qui la traîne dans des soirées où elle s'ennuie. Dans Le centre ne tiendra pas, documentaire qui est consacré à l'autrice sur Netflix et que j'ai regardé après avoir lu le roman, elle dit qu'il y a beaucoup d'elle dans Maria.

     

     

    Le roman est divisé en courts voire très courts chapitres qui sont comme des petites tranches de vie de Maria, la narration est parfois un peu décousue, il y a des bribes de dialogue, au départ ce n'est pas toujours évident à suivre mais cela restitue bien le ressenti de Maria et sa perception de son environnement. C'est une déconstruction du rêve américain que nous avons là et finalement on peut se demander si la folie de Maria n'est pas en fait la réaction saine à son cadre de vie. La description du climat californien -températures de 40°, feux de forêt spontanés- est aussi bien réussie. La quatrième de couverture nous informe que ce roman est un livre culte pour Bret Easton Ellis, Jay McInerney et Donna Tartt. Mon impression est plus mitigée. Je ne me suis pas attachée aux personnages. Par contre j'ai trouvé que Joan Didion était une personne intéressante.

     


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  • Commentaires

    1
    Lundi 17 Janvier à 12:19

    C'est une auteure dont j'ai souvent entendu parler, mais que je n'ai toujours pas lu. J'avais noté de commencer, sa découverte par l'un de ses recueils de nouvelles, sur les conseils d'une blogueuse.

      • Lundi 17 Janvier à 15:45

        J'ai pris un peu au hasard à ma bibliothèque, je me suis dit ensuite que j'aurais mieux fait de choisir de la non fiction. J'y reviendrai peut-être.

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