• Ursula le Guin, Les dépossédés, Pocket

    Ursula le Guin, Les dépossédés, PocketLes deux planètes Urras et Anarres sont chacune la lune de l'autre. Il y a 170 ans, un million d'Urrastis sont partis s'installer sur Anarres, auparavant inoccupée, pour y fonder une société anarchiste: sans Etat, égalitariste, non-violente, communautaire, où l'argent et la propriété privée n'existent pas. Il n'y a pas de pronoms possessifs dans la langue qu'ils ont créée. Shevek est un génial physicien dont le talent est entravé par un professeur plus ancien qui espère s'approprier son travail. Shevek prend conscience qu'avec le temps l'idéal anarresti s'est sclérosé. Il décide d'aller voir sur Urras à quoi cela ressemble vraiment. Il pense que les habitants des deux planètes pourraient avoir quelque chose à s'apporter les uns aux autres.

     

     

    Avec Shevek le lecteur découvre Urras qui ne le dépayse pas trop puisqu'il s'agit d'une sorte de double de notre planète Terre. A-Io est une caricature des Etats-Unis où les inégalités sont criantes. Une classe de propriétaires domine et se fait servir par le peuple qui vit misérablement. Il y a aussi Thu -l'URSS- et le Benbili -un pays du tiers-monde. Le roman a été écrit en 1974 et les relations internationales sont celles de l'époque : Guerre Froide et intervention militaire de A-Io pour permettre au dictateur du Benbili de se maintenir au pouvoir. Ce roman est en effet pour l'autrice un moyen de mettre en avant une utopie anarchiste, vers laquelle va manifestement sa préférence. Cependant elle en montre aussi les dérives et Shevek est attiré par certains aspects de sa vie à A-Io.

     

     

    Quant à moi j'ai trouvé la lecture plutôt ennuyante. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'y a pas beaucoup d'action. Il s'agit plutôt de nous présenter les conditions de vie sur Anarres et Urras et les idéologies qui les sous-tendent. J'apprécie les allusions qui montrent que l'autrice a des préoccupations féministes et écologistes, il y a des critiques qui sont toujours d'actualité et qui donnent à réfléchir sur la société contemporaine, l'ensemble me paraît souvent fastidieux. La société anarchiste qui est décrite évoque pour moi tantôt un kibboutz, un kolkhoze ou les sessions de travail citoyen à Cuba, bref rien de très fun. Je dirais que c'est un texte qui n'a pas très bien vieilli.

     

    Je participe au défi Voix d'autrices, catégorie Un roman de science-fiction.

     

    Ursula le Guin, Les dépossédés, Pocket

     


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