Par Anne-yes
En 2003 la mère d'Anne Berest, Lélia, a reçu une carte postale anonyme sur laquelle étaient inscrits quatre prénoms : "Ephraïm, Emma, Noémie, Jacques". Il s'agit des grands-parents maternels de Lélia et de sa tante et son oncle, tous quatre assassinés à Auschwitz. Dix ans plus tard, enceinte de sa fille, Anne Berest interroge sa mère sur l'histoire de sa famille. Nous découvrons ainsi le destin des Rabinovitch, Juifs de Russie qui quittent Moscou pour Riga à cause de la révolution, puis Riga pour la Palestine à cause de l'antisémitisme, avant de s'installer en France. Cette première partie annonce ce que sera le reste du livre: un mélange de documentation historique et de roman puisque sont reconstituées les paroles, les sensations et les pensées intimes des personnages que l'autrice suit quasiment jusque dans la chambre à gaz. J'ai lu sur Babélio que ce procédé avait incommodé certains lecteurs. Ce n'est pas mon cas mais je trouve parfois qu'elle en fait trop.
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