Par Anne-yes
Après son divorce Deborah Levy s’installe avec ses deux filles dans un appartement vétuste du nord de Londres : l’évier est bouché, la chaudière ne fonctionne pas et il n’y a pas de pièce où elle puisse s’installer tranquillement pour écrire. Heureusement son amie Celia lui prête son cabanon de jardin pour en faire son bureau. A 50 ans l’autrice prend conscience qu’elle a consacré sa vie de femme mariée et une grande partie de son énergie créative au bonheur des siens, tâche peu valorisée socialement :
« Arracher le papier peint de ce conte de fées qu’est la maison familiale où le bonheur des hommes et des enfants ont été prioritaires, c’est trouver en dessous une femme épuisée, qui ne reçoit ni remerciements ni amour et qu’on néglige ».
C’est l’occasion pour elle de réfléchir aux relations entre les hommes et les femmes, à l’habitude qu’ont les hommes de se considérer comme le personnage principal dans une relation, aux images de la féminité. Je trouve ces réflexions pertinentes et intéressantes.
Enfin, pour être passée par une situation similaire avec mon père, je suis émue de ce qu’elle dit de sa relation à sa mère au moment de la maladie et de la mort de celle-ci.
Après Ce que je ne veux pas savoir, j’ai apprécié ce deuxième tome des souvenirs de Deborah Levy. C’est joliment écrit et tout en douceur, lu avec plaisir en une journée de pluie.
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