Fin 1997, alors qu'il range le bureau de son père après le décès de celui-ci, Robert Lubisch trouve une carte d'immatriculation SS au nom d'un inconnu et une vieille photo représentant une jeune femme. Intrigué à l'idée que son père, cet homme si lisse, aurait pu cacher une maîtresse Robert se met en quête de la femme sur la photo. A Kranenburg, non loin de la frontière néerlandaise, Robert croise la journaliste Rita Albers qui imagine tout de suite une histoire monnayable. Quand Rita décide de mener ses propres investigations, Robert veut faire machine arrière mais il est trop tard d'autant plus que Rita est retrouvée peu après assassinée à son domicile.
L'enquête se déroule plutôt tranquillement. L'intérêt du roman réside dans la divulgation d'un secret longtemps tu qui prend ses racines à Kranenburg pendant la seconde guerre mondiale. Il est question d'un groupe d'ami·e·s né·e·s au début des années 1920 et qui ont juré de toujours se soutenir. Les choses ne vont pas se passer ainsi. Engagé dans la SS, Wilhelm est amoureux de Therese mais le père de celle-ci est un anti-nazi et elle n'a pas adhéré à la ligue des jeunes filles allemandes. Les inséparables Leonard et Jacob ont réussi à se faire pistonner pour faire leur service du travail dans le même camp. Le père de Hanna traite humainement les travailleurs forcés soviétiques affectés à sa ferme ce qui est mal vu par les autorités nazies.
Mechtild Borrmann est une écrivaine allemande que Patrice a chroniquée à deux reprises à l'occasion des feuilles allemandes. Elle semble coutumière des affaires policières qui plongent leurs racines dans le passé, j'ai pensé que cela pourrait m'intéresser et j'ai regardé ce qu'il y avait de disponible de cette autrice à ma bibliothèque. J'ai bien apprécié ce roman mais sans plus. Il y a des informations sur la vie dans l'Allemagne nazie qui m'intéressent par contre l'aspect policier n'est pas très palpitant et je ne me suis pas trop attachée aux personnages.