• Elizabeth von Arnim, En caravane, Salvy

    Elizabeth von Arnim, En caravane, Salvy"Si j'osais, je dirais qu'on devrait toujours avoir des allumettes, un cendrier et sa femme sous la main. En tout cas, je maintiens que l'épouse parfaite a cela de commun avec les allumettes et les cendriers qu'elle peut rester muette sans cesser d'être utile."

     

     

    Le baron allemand Otto von Ottringel et son épouse Edelgard ont décidé de prendre un mois de vacances.Par souci d'économie (Ottringel est radin) ils se joignent à un groupe de connaissances qui organise un séjour dans le sud de l'Angleterre, en caravane -des roulottes en fait, tirées par des chevaux. Nous sommes à la fin du 19° siècle ou au début du 20°, après la guerre de 1870 et avant celle de 1914.

     

     

    Otto von Ottringel est le narrateur. Il rédige à posteriori le récit de cette expérience qu'il a peu appréciée. Nous découvrons un personnage nationaliste, antisémite, sexiste, tire-au-flanc, pontifiant et imbu de lui-même. Et ridicule avec ça car, toujours persuadé de sa supériorité, il analyse tout à son avantage : quand son interlocuteur, confondu par sa bêtise, ne sait quoi lui répondre, il en conclut qu'il l'a convaincu par ses arguments. Il raconte les situations mais il les mésinterprète. Edelgard, au contact de femmes plus émancipées, ouvre les yeux sur son mari et commence à lui tenir tête. C'est assez drôle et fait habilement de la part de l'auteure.

     

     

    Ce que j'ai apprécié aussi c'est la description des "joies du camping" -même si Otto ne s'y laisse guère aller. Comme ses personnages, Elizabeth von Arnim avait voyagé en caravane et je retrouve des souvenirs partagés, moi qui ai souvent voyagé en combi VW avec mes parents quand j'étais enfant puis en camping itinérant avec mes propres enfants. Il est question de pommes de terre qui mettent plus d'une heure à cuire et qui sont encore bien fermes à l'intérieur ; de tables et chaises de camping installées de guingois sur un sol inégal ; du plaisir qu'il y a à décider qu'on va rester un jour de plus que prévu à l'étape ou que finalement, tant pis pour les pommes de terre, on va aller manger au restaurant. Ces détails qui ont le goût du vécu me réjouissent.

     

    Elizabeth von Arnim, En caravane, Salvy 

    "Joies du camping"

    L'avis de Keisha.

     


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  • Commentaires

    1
    keisha
    Lundi 22 Janvier à 09:40
    keisha

    Ah les bonnes lectures réjouissantes!

      • Lundi 22 Janvier à 16:39

        En effet.

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