• Clémence Catz, Boulettes et galettes sans viande, La plageL'arrivée de l'automne et de la première courge spaghetti dans mon panier de légumes à été l'occasion de ressortir ce petit livre plein de bonnes idées. Après une rapide introduction que je n'ai jamais lue mais où, pour l'occasion, je découvre qu'on nous présente, entre autres, les ingrédients et les différents modes de cuisson, l'ouvrage se divise en quatre parties : boulettes et galettes aux céréales, boulettes et galettes aux légumineuses, boulettes et galettes riches en légumes et boulettes et galettes sucrées. Il y en a pour tous les goûts ! Chaque recette est accompagnée de sa photo.

     

    Clémence Catz, Boulettes et galettes sans viande, La plage

     

    Voici donc la recette des Galettes de courge spaghetti au chèvre.

    Ingrédients : pour 6 personnes.

    1 courge spaghetti de 1 kg (elles sont souvent plus grosses, je vais vous proposer ensuite une autre recette avec le reste)
    1 gousse d'ail
    2 oeufs
    1 cuillère à café bombée de curcuma en poudre
    100 g de fromage de chèvre frais
    Sel, poivre

     

    Recette :

    D'abord je cuis la courge, un peu différemment de ce que l'auteure indique dans le livre : je la coupe en 2 dans la longueur, j'enlève les graines et je la fais cuire au four à 180° (th.6), dans un grand plat ou la lèchefrite, côté bombé vers le bas, pendant 1 h.

    Pour ma recette, j'utilise une demie courge. Je sors la chair de son écorce avec une cuillère, je la mets dans un récipient.

    Mélanger délicatement avec l'ail émincé, les oeufs, le curcuma, du sel et du poivre, puis ajouter le chèvre en petits morceaux.

    Prélever de grosses cuillerées du mélange et former des galettes sur une plaque de cuisson chemisée de papier sulfurisé. Faire cuire 15 mn environ à 180° (th.6), jusqu'à ce que les galettes soient bien prises.

    Laisser tiédir un peu avant de servir.

    Variantes : pour plus de croquant, ajoutez des petites graines ou oléagineux au choix (noix ou noisettes, graines de courge ou de tournesol...). Vous pouvez aussi remplacer le chèvre par un autre fromage (comté, bleu, tomme de brebis...).

    Quant à moi, comme je trouve cette recette un peu liquide, la dernière fois que je l'ai faite j'ai ajouté des flocons d'avoine que j'ai laissés gonfler un peu avant de façonner les galettes. Impeccable.

     

    Avec mon autre demie courge, je fais des crêpes, encore meilleures !

    Ingrédients : 300 g de courge spaghetti cuite (j'en mets une demie)
    250 g de farine
    2 cuillères à soupe de sucre en poudre
    3 oeufs
    250 g de lait (je mets un quart de litre de lait de soja)
    1 cuillère à soupe d'huile
    1 pincée de sel

     

    Clémence Catz, Boulettes et galettes sans viande, La plage

     

    Recette :
    Dans un saladier, mélangez énergiquement les oeufs, le lait, la farine tamisée, le sucre et l'huile, salez. Vous devez obtenir une préparation homogène (s'il y a des grumeaux, je mets un coup de mixeur). A ce moment là, ajoutez les spaghettis.

    Dans une poêle bien chaude, faites rapidement revenir un fond d'huile. Versez l'équivalent d'une louche du mélange et faites dorer les crêpes des deux côtés. Répétez l'opération pour le restant de la pâte.

    Cela donne des crêpes épaisses et moelleuses, délicieuses avec de la pâte à tartiner au chocolat.

     

    Clémence Catz, Boulettes et galettes sans viande, La plage

     Une courge spaghetti

     

    Clémence Catz, Boulettes et galettes sans viande, La plage

    A la cuisson la chair se détache en filaments, d'où son nom


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  • Denis Guedj, Zéro, PocketDans ce roman Denis Guedj nous présente les grandes étapes de l'invention du zéro. Cela s'est passé en Mésopotamie et en plusieurs époques. Pour chacune d'entre elle l'auteur fait intervenir une femme prénommée Aémer et nous raconte son histoire en lien avec un progrès des mathématiques.

     

     

    1) Vers 3000 av. JC : De riches bergers mésopotamiens ont d'abord inventé les chiffres pour compter leurs troupeaux. On façonne dans la glaise des calculi de formes différentes, chacune représentant une quantité : le bâtonnet, un, la bille, 10, le disque, 100, le petit cône, 300 et le grand cône perforé, 3000. Lors d'une transaction, le nombre de calculi représentant len ombre de bêtes vendues, par exemple, est enfermé dans une boule creuse en argile, laquelle est conservée dans les archives. Pour ne pas avoir besoin de casser l'enveloppe pour retrouver le compte, on a aussi gravé dessus l'image des calculi enfermés à l'intérieur. Ce qui me surprend et m'amuse c'est qu'il a fallu du temps avant que quelqu'un s'aperçoive qu'on n'avait pas besoin des calculi à l'intérieur. Qu'il serait plus simple de se contenter de graver leur image sur une plaque d'argile. On rajoute quelques signes et l'écriture est inventée.

     

     

    2) Vers 2000 av. JC : Une nouvelle méthode d'écriture des nombres permet de les écrire tous avec seulement deux signes, un clou et un chevron.

     

    Denis Guedj, Zéro, Pocket

     

    Mais comment fait-on la différence entre le 1, le 60 et le 3600 ? C'est la position des signes qui le détermine, ils sont inscrits dans des colonnes : première colonne, 3600, deuxième, 60 et troisième, 1.

     

     

    3) Vers 500 av. JC : L'utilisation d'un double chevron incliné est une première façon de marquer l'absence qui permet de se passer des colonnes.

     

    Denis Guedj, Zéro, Pocket

    Donc quel est le chiffre inscrit dans l'exemple ci-dessus ? La réponse ici.

     

     

    4) Au début du 9° siècle, les Arabes découvrent les chiffres qui portent aujourd'hui leur nom mais qui viennent en fait d'Inde, dont le zéro.

     

     

    Ce que j'apprécie dans ce livre c'est qu'il fait bien comprendre que chaque étape n'est pas seulement une révolution technique mais aussi une révolution dans la façon de penser. Cela explique le temps qu'il a fallu pour passer de l'une à l'autre. Des choses qui nous paraissent évidentes aujourd'hui étaient tout simplement difficilement concevable à l'époque. Les histoires d'Aémer nous donnent une idée de ce qu'était la société à ces différentes époques.

     


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  • Salim Bachi, Le consul, FolioAristides de Sousa Mendes (1885-1954) était consul du Portugal à Bordeaux au moment de la défaite de la France en juin 1940. Bordeaux se remplit alors de réfugiés de tous genres -Juifs, Allemands et Autrichiens antinazis...- dont un grand nombre viennent le supplier de leur délivrer un visa pour le Portugal. A partir du 17 juin il accède aux demandes, en contradiction avec les ordres qu'il a reçus du gouvernement de Salazar. Pendant près d'une semaine, il va délivrer des visas en continu, signant lui-même les passeports, les cartes d'identité voire des morceaux de papiers quand on n'a pas de document à lui présenter. On estime que 30 à 50 000 personnes, dont plus de 10 000 Juifs, ont ainsi bénéficié de son aide. Aristides de Sousa Mendes est relevé de ses fonctions peu après, mis à la retraite d'office et meurt dans la misère.

     

     

    J'avais découvert ce personnage admirable et longtemps oublié par un article du Monde déjà ancien. Je l'ai recroisé à l'occasion d'un séjour à Bordeaux et j'ai donc été contente d'en apprendre plus sur lui en lisant ce roman. Quel consul signe aujourd'hui des visas pour les réfugiés de Syrie et d'ailleurs ?

     

    Salim Bachi, Le consul, Folio

    Quai Louis 18, à Bordeaux, où se trouvait le consulat du Portugal.

     

    Par contre, je n'ai pas trop apprécié la narration où c'est Aristides sur son lit de mort qui s'adresse à Andrée, la femme beaucoup plus jeune que lui qui fut sa maîtresse et qu'il épousa après la mort de sa première femme. Et surtout, surtout, il y a ces "copier-coller" qui me navrent :

     

    p.37, à propos du mot tsunami : "Je le trouvais beau, tout à fait approprié aux événement en cours dans cette ville, carrefour de la traite des nègres que nous allions bientôt rejoindre non pas à fond de cale dans d'immenses bateaux, mais dans des convois piégés par les neiges froides de Pologne (...)"

    et p.107 : "(...) je le trouvais beau et approprié aux événements en cours dans cette bonne ville de Bordeaux, carrefour de la traite des nègres que nous allions bientôt rejoindre à fond de cale dans d'immenses bateaux piégés par les neiges froides de Pologne."

     

    Et encore, p.74 : "L'heure de la revanche avait sonné et l'armée d'Hitler s'apprêtait à fondre sur tous les ennemis du Reich, et ils étaient nombreux, les juifs pour lesquels la haine des nazis était incommensurable, les communistes, les partisans polonais que la France avait enfermés dans les camps de Bassens et Libourne et dont certains se cachaient dans ma propre maison, couchaient dans les escaliers du consulat, se méfiaient à juste titre des autorités françaises qui n'avaient, en dépit des droits de l'homme dont elles se gargarisaient, jamais été accueillantes (...)"

    et p.110 : "L'heure de la revanche avait sonné et l'armée d'Hitler s'apprêtait à fondre sur tous les ennemis du Reich, et ils étaient nombreux, juifs, communistes, résistants polonais que la France ne traitait guère mieux que les Allemands, les enfermant dans les camps de Bassens et Libourne, s'apprêtant à les livrer au nouveau régime qui naîtrait de la défaite.

    Le rabbin Haïm Kruger et sa famille se cachaient dans ma propre maison, les autres couchaient dans les escaliers du consulat, tous se méfiaient à juste titre des autorités françaises qui n'avaient, en dépit des droits de l'homme dont elles se gargarisaient, jamais été accueillantes."

     

    Et enfin, p.22 et 159 : "Je l'avais déchirée, jetée dans la fosse d'aisance qu'elle n'aurait jamais dû quitter cette maudite circulaire n°14 en date du 11 novembre 39, émanation méphitique de Salazar, notre démon."

     

    Je ne me souviens pas avoir jamais lu ce genre de chose dans un autre livre. Et on pouvait difficilement les manquer, l'ouvrage comptant tout juste 200 pages.

     

     


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  • The blogger recognition award

    Le blogger recognition award est un tag. Cela fait bien longtemps que je n'avais pas été taguée et c'est à Eva et Patrice de Et si on bouquinait un peu que je dois cet honneur et plaisir et je les en remercie. C'est un honneur car j'apprécie leur blog de qualité et un plaisir car ce tag m'a permis de découvrir de nouveaux blogs de lecture.

     

    Voici le règlement :

      1. Remercier la personne qui vous a nominée (c'est fait).
      2. Raconter en quelques lignes l’histoire de votre blog.
      3. Donner quelques conseils aux blogueurs débutants.
      4. Sélectionner quinze blogs que vous aimeriez faire connaître.

     

    L'histoire de mon blog :

    J'ai commencé à tenir un blog de lecture en janvier 2006. J'ai toujours lu beaucoup, cela faisait quelque temps que je prenait des notes sur mes lectures et j'avais envie de mieux maîtriser l'internet. Ilm'a semblé que la réalisation d'un blog pourrait me permettre d'allier l'utile à l'agréable. Mon blog était d'abord chez over-blog, j'ai déménagé chez eklablog (et tout transféré) en septembre 2014.

     

    Conseil aux blogueurs débutants :

    Amusez-vous bien !

     

    Et les nominés sont : (j'ai pas réussi à aller jusqu'à 15 mais j'en ai trouvé beaucoup plus que ce que j'avais pensé à priori)

    A little bit dramatic

    Bonheur du jour

    Chez Sentinelle

    Chroniques de lecture

    En lisant, en voyageant

    Le blog de Krol

    Lectures politiques

    Le hibou et le papou

    Lilly et ses livres

    Mille et un classiques

    Un moment pour lire


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  • Kim Thúy, Ru, Liana LeviLa narratrice est une femme d'une quarantaine d'années, originaire du Vietnam et qui vit au Canada où elle et sa famille se sont réfugiées quand elle avait 10 ans. Comme l'auteure. Je suppose que ce roman est en partie autobiographique. En toile de fond j'y retrouve des éléments évoqués dans Vi.

     

     

    Le récit ici est fait de très courts chapitres -souvent moins d'une page- et dont le thème général est l'exil. Souvenirs d'enfance au Vietnam dans une grande famille bourgeoise, souvenirs de la fuite des boat-people, de l'arrivée au Canada et de la découverte d'un nouveau mode de vie, du retour au Vietnam des années plus tard et de la prise de conscience qu'on est devenue une étrangère dans son propre pays.

     

     

    L'ordre n'est pas chronologique, les petites histoires arrivent plutôt par associations d'idées, une réminiscence en entraînant une autre. Enfin l'écriture est très poétique. C'est un vrai plaisir de lire ce beau texte.

     


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  • Patrick Deville, Equatoria, Seuil"Ces hommes auront rêvé d'être plus grands qu'eux-mêmes, ils auront semé le désordre et la désolation autour d'eux, couvert leurs entreprises aventureuses du nom des idéologies du temps, s'emparant de celle qui est à leur portée comme d'un flambeau, l'exploration, la colonisation, la décolonisation, la libération des peuples, le communisme, l'aide humanitaire..."

     

    En 2006, Patrick Deville bourlingue en Afrique équatoriale (au Congo, au Zaïre, au Gabon, à Sao Tome et Principe, en Angola, en Tanzanie) sur les traces des explorateurs, commerçants ou révolutionnaires qui, depuis le 19° siècle, ont arpenté ces territoires, remonté le cours des fleuves et traversé la grande forêt. Le prétexte en est l'inauguration imminente à Brazzaville d'un mausolée à Savorgnan de Brazza. Je découvre ainsi ce personnage, humaniste qui voulait libérer les esclaves et qui ouvrit malgré lui la route à la colonisation française, laquelle allait permettre le travail forcé.

     

     

    Patrick Deville nous présente aussi de nombreux autres aventuriers dont Stanley, parti à la recherche de Livingstone et Emin Pacha, de son vrai nom Schnitzler et qui fut gouverneur de la province d'Equatoria, au sud de l'Egypte. Tous deux croisent aussi la route de Tippu Tip, marchand d'esclaves de Zanzibar devenu sultan d'Utetera.

    Au 20° siècle, les révolutions et les guerres civiles qui suivent les indépendances font ensuite émerger ou attirent des destins hors du commun : Jonas Savimbi, Agostinho Neto et Che Guevara.

    Enfin, en 2006, Patrick Deville rencontre ses contemporains au hasard de ses pérégrinations et nous raconte des tranches de vie de personnes qui bien souvent ont connu l'exil, ont du repartir de zéro et montrent que la débrouille est une qualité appréciable dans les lieux et les périodes incertaines.

     

     

    Je suis toujours contente de lire Patrick Deville même si je manque parfois de la culture nécessaire pour le suivre pleinement. J'aime beaucoup sa façon d'écrire qui a parfois un côté suranné. Ainsi il emploie "une manière de" : "Ils pensaient l'île déserte jusqu'à la rencontre, par un chasseur sans doute, du premier Angolare, une manière de Vendredi qui s'enfuit dans la forêt". Je dois dire que la découverte de la première ocurence de cette expression me réjouit. Je pense cependant qu'Equatoria n'est pas celui des récits de voyage de l'auteur que j'ai préféré. Je l'ai trouvé à ma bibliothèque où il était disponible, en attendant Taba Taba qui vient de sortir.

     


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  • Hugo Horiot, L'empereur, c'est moi, L'iconoclasteHugo Horiot est autiste ou Hugo Horiot était autiste ou Hugo Horiot a grandi avec l'autisme. Difficile de choisir ce qui décrit le mieux ce que Hugo Horiot nous dit ici de lui et l'autisme. Peut-être plutôt la dernière expression car c'est le récit d'un esprit intelligent et sensible enfermé dans un corps d'enfant que l'auteur nous fait là. Hugo Horiot aurait pu rester cloitrer en lui-même, il en a parfois été tenté mais il a découvert le théâtre et surtout il a eu la chance d'avoir une mère formidable, l'écrivaine Françoise Lefèvre, une femme d'un grand courage qui s'est battue sans relâche et avec amour pour amener son fils à accepter le monde et les autres. Elle s'est battue contre les psys et contre les enseignants (je suis choquée par ce que l'auteur dit de certaines réactions ou de certains propos de profs). Elle a écrit un livre sur son fils, Le petit prince cannibale, qu'il faudrait lire maintenant.

     


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  • Michel del Castillo, Tanguy, Folio"Ce qui vieillit un être, vois-tu, ce sont les adieux ; plus on a fait d'adieux dans sa vie, et plus on est vieux."

    Tanguy est né en Espagne juste avant la guerre civile. En 1939, il a 5 ans, sa mère et lui fuient pour la France où ils retrouvent le père de Tanguy qui est Français. Puis, un temps, mère et fils sont internés au camp de Rieucros en Lozère, un camp de concentration français pour les indésirables et les étrangers. Puis ils sont séparés et Tanguy est envoyé dans un nouveau camp de concentration, en Allemagne cette fois. Il a 12 ans. Après la guerre il est de nouveau interné mais à présent dans un orphelinat et centre de redressement espagnol. Cela vaut le camp de concentration. D'ailleurs les acolytes de la direction, choisis parmi les pensionnaires de droit commun, sont appelés kapos.

     

     

    Tanguy c'est Michel del Castillo enfant car derrière ce récit d'une jeunesse précaire et ballotée, il y a une histoire vraie. Je suis admirative de la force de caractère dont à fait preuve l'auteur, et si jeune, pour ne pas sombrer dans la violence et continuer de croire en l'amour. C'est qu'à chaque étape de son parcours il y a eu de belles rencontres, des personnes qui -même au fond de la plus grande misère- lui ont montré le côté positif de l'être humain : Rachel, l'internée juive de Rieucros ; Gunther, le prisonnier allemand du camp de concentration ; Firmin, le jeune parricide du centre de correction ; enfin le bon père Pardo et l'oncle Norbert et sa femme qui suppléent les parents défaillants. Mais ça a aussi été la force de Michel del Castillo de saisir ces occasions, de s'y accrocher et de s'en nourrir.

     

     

     

    J'ai apprécié cette lecture d'un auteur que je ne connaissais pas et ça me donne envie d'en découvrir plus de lui. J'ai aimé aussi l'écriture. Tanguy n'est pas le narrateur et semble observer tout ce qui lui arrive avec détachement. L'auteur avait à peine plus de 20 ans quand il a écrit ça.

     


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  • J'avais lu il y a déjà un bon bout de temps les trois premiers épisodes de cette série policière qui se déroule sur l'île d'Öland en Suède et voilà que je tombe sur le dernier à ma bibliothèque. Je retrouve Gerlof qui se met en vacances de sa maison de retraite pendant l'été afin de rejoindre la résidence familiale où il accueille ses petits-enfants. C'est lui qui mène l'enquête quand Jonas Kloss, un camarade de son petit-fils vient lui raconter comment, en pleine nuit, il s'est retrouvé le passager d'un cargo à l'équipage de morts vivants. La famille Kloss est propriétaire d'un vaste complexe touristique et il semble que quelqu'un leur en veuille.

     

     

    L'affaire policière n'est pas des plus palpitantes et puis j'ai l'impression que Johan Theorin s'éparpille un peu. Il y a ainsi une DJ dont les difficultés personnelles sont évoquées mais sans les approfondir et sans que cela n'apporte rien à l'histoire si ce n'est quelques pages.

    Ce qui m'intéresse dans ce roman c'est ce que je ne venais pas y chercher : l'arrière-plan historique d'un personnage qui nous emmène en URSS dans les années 1930, au goulag et au coeur de la Grande Terreur stalinienne. L'auteur s'est documenté sur cette période -il cite ses sources à la fin- et montre bien toute l'horreur de ces événements.

     


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  • Donna Tartt, Le chardonneret, PocketA 13 ans Theo Decker, le narrateur, a échappé à un attentat dans lequel sa mère est morte et qui l'a mis en possession du Chardonneret, un des rares tableaux du peintre Fabritius (1622-1654). C'est peu de dire que le pauvre garçon va se retrouver bien livré à lui même pour gérer à la fois le deuil d'une mère dont il était très proche -le père ayant quitté le domicile familial sans laisser d'adresse- et le stress post-traumatique. Le roman l'accompagne depuis le moment fatidique qui a bouleversé sa vie jusqu'à l'âge adulte. Sur sa route il croise diverses personnes qui l'aident à survivre. Les péripéties sont nombreuses et les moyens pas toujours les plus judicieux mais l'auteure n'émet pas de jugement : chacun se débrouille comme il peut.

     

     

    Après avoir été déçue par Le maître des illusions, j'ai apprécié ce roman. J'ai trouvé que l'auteure décrivait fort bien les émotions et sentiments qu'un jeune garçon peut éprouver dans les situations traversées par son personnage. Il y a aussi de belles descriptions de certains quartiers de New-York qui donnent envie d'y aller. En édition de poche, l'ouvrage compte plus de mille pages qui se lisent sans difficulté même s'il aurait pu supporter d'être un peu raccourci.

     

    Les avis de KeishaKrol et Maggie.

     

    Donna Tartt, Le chardonneret, Pocket

     


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