• Jabbour Douaihy, Le Quartier américain, Actes sudJabbour Douaihy est mort le 23 juillet 2021. Cet écrivain libanais était né en 1949. Il était professeur de littérature française à l'université libanaise de Tripoli. Le Monde le place "au premier rang de la littérature arabophone, libanaise et proche-orientale".

     

    Jabbour Douaihy, Le Quartier américain, Actes sudLe Quartier américain. Intissâr Mohsen vit dans le Quartier américain, quartier pauvre de Tripoli, au Liban, qui s'étage sur une colline. Elle travaille comme femme de ménage chez Abdel-Karim Azzâm, un fils de riche famille dépressif qui reste enfermé chez lui le plus clair de son temps. Ismaïl, le fils d'Intissâr, s'est engagé pour faire le djihad en Irak.

     

     

    Le roman croise les itinéraires de ces trois personnages en aller-retour entre passé et présent. Abdel-Karim a vécu à Paris où il est tombé amoureux d'une ballerine serbe. Après la disparition soudaine de celle-ci il est rentré au Liban où il passe ses journées à dormir et ses nuits à boire et à écouter de la musique d'opéra. Adolescent désoeuvré, gentil garçon attentif à sa mère et à son petit frère handicapé, Ismaïl a trouvé un sens à sa vie dans l'islam radical et a été chargé de mener un attentat-suicide près de Bagdad. Intissâr est le lien entre ces deux hommes, femme déterminée et courageuse qui fait vivre sa famille. Son mari Bilâl est un traumatisé des violences de l'occupation syrienne.

     

    Jabbour Douaihy, Le Quartier américain, Actes sud

     Tripoli, le Quartier américain

     

    A travers les histoires de ses personnages Jabbour Douaihy montre bien la violence d'une société très inégalitaire gangrénée par le clientélisme et la corruption sur fond de guerre civile. Il y a de belles descriptions des paysages urbains et je suis passée d'un sentiment de nostalgie et de mélancolie en lisant les chapitres consacrés à l'enfance d'Abdel-Karim à une impression de gâchis avec le présent d'Ismaïl et de ses amis, petits durs du Quartier américain recrutés par des prédicateurs radicaux. C'est une lecture que j'ai appréciée.

     


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  • Ogawa Ito, La papeterie Tsubaki, Picquier

     

    Hatoko a 25 ans. Elle a été élevée à la baguette par une grand-mère sévère qui lui a enseigné la calligraphie dès l'âge de 6 ans à raison d'un entrainement quotidien. Hatoko a consacré à cette étude l'essentiel de son temps libre. A l'adolescence elle s'est révoltée contre son éducation puis a quitté le pays. Elle n'est revenue au Japon qu'après la mort de sa grand-mère, pour reprendre la succession de la papeterie familiale. Elle remplit aussi la fonction d'écrivain-public. Elle écrit des lettres pour des occasions particulières : condoléances pour la mort d'un animal familier, faire-part de divorce, lettres de rupture... Ces exemples présentés comme excentriques sont en fait représentatifs d'une société aux conventions rigides.

     

     

    Pour ses courriers Hatoko choisit avec soin papier, enveloppe, timbre, encre et stylo et même type d'écriture. Il y en a en effet plusieurs au Japon : hiragana, katakana et kanji. Je découvre un art très codifié. Ainsi "pour des condoléances, la règle veut qu'on broie l'encre à l'envers, de droite à gauche". On utilise aussi une encre très délayée, comme pâlie par des larmes. Le roman est illustré de "copies" de certaines lettres envoyées (ou reçues) par l'héroïne. Il semble que les Japonais continuent d'envoyer du courrier papier au point que Hatoko organise au moment de la nouvelle année une cérémonie lors de laquelle elle brûle les vieilles lettres dont ses clients veulent se débarrasser. J'ai profité des confinements pour trier les courriers reçus depuis 40 ans que j'avais conservés. Je ne me souvenais plus à quel point j'avais entretenu des correspondances suivies et abondantes. Et puis, au début du 21° siècle, le flux se tarit soudainement.

     

    Ogawa Ito, La papeterie Tsubaki, Picquier

     

    Il est question aussi dans ce roman de dévotion dans les différents temples de la ville de Kamakura où vit Hatoko et de cuisine. Il y a de belles descriptions des paysages urbains. C'est une ouverture, très exotique pour moi, sur la culture japonaise et qui m'a donné envie d'aller au Japon. Le roman présente de petites tranches de vie de la narratrice, au fil des saisons, lors de rencontres avec ses clients ou ses amis.Petit à petit, les rituels qu'elle suit dans son métier contribuent à son apaisement. Et moi aussi j'ai trouvé que c'était un livre très apaisant à lire même si j'ai conscience que toutes ces traditions doivent être pesantes à certains.

     

    Ogawa Ito, La papeterie Tsubaki, Picquier

     


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  • Antonio Pennacchi, Canal Mussolini, Liana LéviAntonio Pennacchi est mort le 3 août 2021. Né en 1950, longtemps ouvrier, cet écrivain italien était issu d'une famille paysanne qui a participé à la bonification des marais pontins sous Mussolini. Il a lui-même été membre d'un parti néo-fasciste avant de passer à l'extrême gauche. Il s'est inspiré de l'histoire de sa famille pour écrire Canal Mussolini, présenté en introduction comme "la raison pour laquelle je suis venu au monde".

     

     

    Antonio Pennacchi, Canal Mussolini, Liana LéviCanal Mussolini. Les grands-parents Peruzzi ont eu 17 enfants, oncles et tantes du narrateur, eux-mêmes parents de familles nombreuses. Après divers déboires cette grande famille paysanne se retrouve sans terres, expulsée du domaine qu'elle cultivait par son propriétaire, le comte Zorzi-Vila, maldit soit-il. Originaire du même village du nord de l'Italie qu'Edmondo Rossoni, un proche de Mussolini, la famille est devenue fasciste avec lui. Grâce à la protection de Rossoni ils obtiennent des terres dans l'agro pontin et y participent à la bonification des marais. En moins de trois ans 30000 personnes ont été amenées dans cette région située au sud de Rome pour transformer des marais où sévissait la malaria en terres agricoles.

     

     

    Après une première partie qui commence avec la première guerre mondiale, présente la famille Peruzzi dans son cadre d'origine et que j'ai trouvée longue et parfois ennuyeuse à lire, il me semble que l'action commence enfin avec l'arrivée des Peruzzi sur leurs nouvelles terres. De la bonification des marais pontins j'avais de vagues souvenirs datant de lointains cours d'histoire. Je découvre une véritable entreprise de colonisation avec création de villes ex-nihilo -dont Latina, Littoria sous le fascisme, où est né et mort Antonio Pennacchi.

    L'histoire de la famille Peruzzi croise également celle de l'Italie quand les aînés des oncles participent à la conquête de l'Ethiopie ou aux combats de la seconde guerre mondiale.

     

     

    Antonio Pennacchi, Canal Mussolini, Liana Lévi

    "Sur les films et les photos d'époque dans les livres d'histoire, on voit une femme coiffée d'un grand chapeau de paille et vêtue d'une robe à fleurs qui tend les gerbes au Duce. C'est ma grand-mère"

     

     

    Les personnages sont hauts en couleur et forts en gueule et tout ceci nous est raconté avec verve dans une langue vivante qui veut restituer le parler populaire, avec des apostrophes au lecteur et des comparaisons avec le temps présent. C'est très inventif et il y a aussi une pincée de merveilleux quand la grand-mère annonce une catastrophe en rêvant d'un manteau noir ou quand les abeilles de la tante Armida lui parlent. Ce roman a fait polémique à sa sortie en Italie car, vues par les yeux du narrateur, les violences fascistes ont parfois l'apparence d'une farce et le Duce est régulièrement loué pour avoir permis à la famille de devenir propriétaire de ses terres. Cependant les crimes du fascisme ne sont pas cachés, notamment lors de la conquête coloniale avec le massacre de masse de Debra Libanos auquel participe l'oncle Adelchi.

    Passées les 150 premières pages c'est un livre que j'ai apprécié.

     


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  • Djaïli Amadou Amal, Les impatientes, Lizzie

     

    Munyal -patience-, c'est le maître-mot de l'éducation des filles dans les familles du nord-Cameroun où se déroule ce roman choral. Dans cette société patriarcale où les désirs des femmes sont niés, on le leur répète au moment du mariage et à chaque crise traversée.

    Patience, Ramla, mariée à 17 ans, juste après son bac, à un homme de 50 ans, alors qu'elle espérait épouser son amoureux qui lui avait promis qu'elle pourrait continuer ses études.

    Patience, Hindu, mariée à son cousin alcoolique et violent qu'elle craint.
    Patience, Safira, dont le mari vient d'épouser Ramla qui a le même âge que sa fille.

     

     

    Mariage forcé, polygamie, viol conjugal, coups, mépris, Djaïli Amadou Amal dénonce la condition qui est faite aux femmes du Sahel et qu'elle a elle même connue avant de s'en échapper. Ici la violence patriarcale s'appuie sur la religion et la société fait reposer sur les femmes la responsabilité de l'honneur des familles. Tous les comportements déviants des hommes sont reprochés aux femmes: ton mari prends une deuxième épouse, c'est normal, ne t'en plaints pas, tu lui fais honte; ton mari boit, qu'as-tu fait pour l'y pousser, c'est la honte; ton mari te bat, serre les dents, tes cris nous font honte. Il y a des passages qui sont douloureux à entendre et qui me donnent envie de crier. Le poids des familles étendues est aussi très lourd et on doit obéir à ses oncles autant qu'à son père. Dans la concession les relations sont rarement bonnes entre les co-épouses et leurs enfants. C'est une société très inégalitaire où dominent les hommes, les vieux, les riches. Il y a des relations de clientélisme à la romaine où un patron est entouré de ses courtisans auxquels il dispense ses largesses. Il me paraît évident qu'elle ne fait souffrir que les femmes.

     

     

    C'est ma première expérience de livre-audio. Avant l'audition je me suis demandée si j'arriverais à bien fixer mon attention sur la lecture. Pas de problème, j'ai même réussi à tricoter en écoutant le texte. Il est lu par Léonie Simaga qui fait ça fort bien, il me semble. La place des dialogues est importante ce qui fait que c'est un roman qui se prête bien à être raconté, la lecture est vivante. Quand je lis un livre j'ai l'habitude de le parsemer de petits marque-page pour retrouver les passages qui m'intéressent ou me frappent plus particulièrement. Pas de ça ici donc pas de citation dans mon compte-rendu.

     

     

    L'avis de Hélène.

    Je participe au défi Voix d'autrices, catégorie Un roman choral.

     

    Djaïli Amadou Amal, Les impatientes, Lizzie

     


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  • Andrea H. Japp, A l'ombre du diable, J'ai lu La malédiction de Gabrielle, tome 2. Le tome 1 ici.

    Gabrielle d'Aurillay et Adeline, son amie et servante, ont quitté Paris pour la maison des Loges en Josas appartenant au mari de Gabrielle. Henri d'Aurillay a disparu sans laisser de trace, peut-être est-il mort de la peste qui décime le royaume en cette année 1348. Gabrielle a emporté avec elle un diptyque de facture grossière trouvé dans les affaires d'Henri. Elle ignore que cet objet est recherché par plusieurs personnes dont certaines sont prêtes à tuer pour mettre la main dessus : l'apothicaire Baudry Plantard, qui le perdit au jeu contre Henri d'Aurillay; Geoffroy d'Aurillay, chanoine parent d'Henri qui s'intéresse aux objets d'art et curiosités; Urbano Greco, homme de main de Marthe de Rolittret, laquelle est au service du pape Clément 6. Heureusement Gabrielle est aussi protégée -toujours à son insu- par Bernard, fidèle domestique de Pierre Lentourneau qui rêve d'elle depuis qu'il l'a brièvement croisée. Ca en fait du monde qui tourne autour de notre héroïne!

     

     

    Je retrouve sans déplaisir, mais sans enthousiasme majeur non plus, le suite de La malédiction de Gabrielle dont je croyais qu'elle mettait fin à cette histoire. Mais je découvre un (à suivre) en dernière page. Ce tome est en un entre-deux où l'action se languit un peu. Comme les deux premiers sont parus en 2015 et 2016 la parution de la suite me paraît compromise. Tant pis.

     

    L'avis de ALittleBit.

     


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  • Yôko Ogawa, Le petit joueur d'échecs, Babel

     

    Un petit garçon solitaire dort dans un lit clos construit par son grand-père et converse avec ses amies imaginaires : Indira et Miira. Indira, une éléphante, et Miira, une petite fille, ont existé toutes les deux mais elles sont mortes maintenant, coincées en un lieu qu'elles ne pouvaient plus quitter du fait d'avoir trop grandi. Le petit garçon fait la connaissance du maître qui lui enseigne les échecs. Le maître est obèse et vit dans un autobus qu'il ne peut bientôt plus quitter du fait de son embonpoint. Après sa mort le petit garçon décide de ne plus grandir et consacre son existence à jouer aux échecs.

     

     

    Parties d'échecs à l'aveugle, sur un échiquier géant avec les pièces jouées par des personnes, par correspondance, avec dix adversaires simultanément, je crois bien que toutes les façons de jouer sont envisagées dans ce roman. Il est question de parties qui sont des poèmes et de la transcription de parties qui serait elle-même un art capable d'en faire apparaître la poésie. Il y a un côté onirique ou merveilleux dans cette histoire. Je dois maintenant dire que je n'ai pas adhéré à tout cela. Quelqu'un qui connaît les échecs s'y retrouverait plus sans doute. Quant à moi j'ai trouvé les descriptions de parties fastidieuses et la lecture parfois ennuyeuse. J'ai cherché quelque chose pour raccrocher mon intérêt mais cela m'a manqué. J'en suis désolée car c'était une lecture commune organisée par Eva et Patrice en mémoire de Goran.

     


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  • Herbjørg Wassmo, Le testament de Dina, Gaïa Au moment de sa mort Dina a fait promettre à Karna, sa petite fille, de révéler son secret le jour de ses obsèques : dans sa vie Dina a tué deux hommes. Après avoir accompli sa mission face à toute la communauté, Karna entre dans une sorte de folie. Elle ne parle plus et a des hallucinations. Anna, la femme de son père, décide d'emmener Karna à Copenhague pour l'y faire hospitaliser -la famille vit dans le nord de la Norvège, nous sommes en 1890. Ce voyage permet aussi à Anna de s'éloigner un temps de son mari, Benjamin, dont elle vient d'apprendre l'infidélité. A Copenhague Anna goûte sa liberté et fait la connaissance du médecin psychiatre Joakim Klim qui lui fait forte impression.

     

     

     

    Le roman présente alternativement l'histoire et le point de vue de différents personnages. J'apprécie particulièrement celui d'Anna qui s'émancipe malgré ce que l'époque attend des femmes de la bourgeoisie. Benjamin et Joakim la soutiennent de leur mieux même si son comportement et ses choix les bousculent. Je trouve intéressante aussi la façon dont l'autrice tente de se mettre dans la tête de Karna pour nous faire comprendre comment elle pense. Son emmurement en elle-même est bien rendu. Il y a aussi Peder, l'amoureux de Karna, un jeune homme volontaire confronté à la violence de son frère.

     

     

    J'avais lu il y a déjà un bout de temps Le livre de Dina que j'avais fort apprécié. Le testament de Dina en est une suite. Il semble qu'il y ait entre les deux une histoire de Benjamin. Néanmoins on peut lire le présent roman sans avoir lu les précédents : on retrouve les mêmes personnages mais l'histoire est distincte. J'ai beaucoup apprécié cette lecture. L'autrice donne une analyse psychologique approfondie de ses personnages, qui permet au lecteur de comprendre leurs actes. Le regard porté sur eux est bienveillant même si les péripéties sont parfois douloureuses. C'est de plus fort bien écrit.

     

    Je remercie Ingannmic qui m'a incitée à le lire.

     

    Je participe au défi Voix d'autrices, catégorie Un roman d'une autrice que vous appréciez.

    Avec 557 pages c'est aussi ma troisième et dernière participation au défi Pavé de l'été de Brize.

     

    Herbjørg Wassmo, Le testament de Dina, Gaïa

     

     

     


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  • Riad Sattouf, Les cahiers d'Esther, Histoires de mes 15 ans, Allary éditionsEsther entre en 3° et elle attend beaucoup de cette dernière année de collège. Mais voilà que ses projets d'adolescente sont contrecarrés par la pandémie de covid 19 et le premier confinement. J'ai beaucoup apprécié de lire cette histoire d'une famille parisienne lambda, où les relations sont plutôt faciles, sur cette période hors du temps qu'a été pour moi le premier confinement. Ca m'a rappelé des souvenirs. Je trouve le personnage d'Esther bien sympathique dans ses relations avec sa famille, ses amis et le regard qu'elle porte sur le monde. J'aime bien le dessin de Riad Sattouf, majoritairement en noir et blanc avec des fonds de couleur.

     

     

    Riad Sattouf, Les cahiers d'Esther, Histoires de mes 15 ans, Allary éditions

     


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  • Andrea H. Japp, Le fléau de Dieu, J'ai luLa malédiction de Gabrielle. Entrée en France par Marseille fin 1347, la peste arrive à Paris à l'été 1348. C'est là que vit Gabrielle d'Aurillay, une jeune mariée qui se pose de plus en plus de questions sur ce que lui cache son mari. Heureusement Gabrielle peut compter sur le secours et le soutien d'Adeline Musard, sa matrone (sage-femme).

     

     

    Andrea H. Japp nous présente l'horreur d'une épidémie mortelle au Moyen-âge et contre laquelle on n'avait pas de traitement efficace. Pendant que les pauvres sont confinés de force chez eux -si besoin en murant les maisons- et que les malades sont laissés à mourir sans soins, ceux qui en ont les moyens fuient vers d'autres lieux encore épargnés mais où ils sont susceptibles d'apporter la maladie. Dans ce cadre historique l'autrice place une histoire de mystérieux diptyque en bois peint pour lequel certains sont prêts à tuer. Nous assistons aussi à l'émancipation de Gabrielle. Je trouve très sympathique la relation de solidarité féminine et d'amitié qui naît entre elle et Adeline.

     

     

    Cet ouvrage est le tome un de deux et une bonne partie est consacrée à la présentation des personnages que je trouve un peu longue avant qu'il commence à se passer quelque chose. A la fin cela commence à bouger et j'ai envie de connaître la suite. Ce qui ralentit le rythme aussi c'est le fait que l'autrice fasse faire de réguliers points historiques à ses personnages. Ainsi la reine Jeanne explique à sa suivante Catherine de Soulay les causes de la défaite de Crécy, deux ans plus tôt. J'imagine qu'elle doit être au courant depuis le temps. Ce procédé me paraît d'autant plus superflu que le roman est suivi d'une annexe historique. Il y a aussi de trop nombreuses notes de bas de page pour expliquer un vocabulaire qui se comprend souvent par le contexte. Au final c'est cependant une lecture que j'ai appréciée et lue sans déplaisir.

     

    L'avis de ALittleBit.

    Je participe au défi Voix d'autrices, catégorie Un roman historique.

     

    Andrea H. Japp, Le fléau de Dieu, J'ai lu

     


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  • Mo Hayder, Pig island, Presses de la citéMo Hayder est morte le 27 juillet 2021. De son vrai nom Clare Dunkel, cette écrivaine britannique était né en 1962. Elle était l'autrice de dix romans policiers glaçants.

     

    Mo Hayder, Pig island, Presses de la citéPig island. Le journaliste Joe Oakes est invité sur la petite île de Cuagach Eilean, surnommée Pig island, par ses habitants, membres de la secte du Ministère de la cure psychogénique. Depuis deux ans en effet l'île et la secte sont dans le collimateur : une vidéo filmée par des touristes a circulé sur les réseaux sociaux montrant le "diable de Pig island", une créature d'aspect humain, mesurant environ un mètre quatre-vingt et dotée d'une longue queue. Joe pense que son invitation pourrait être liée à cette apparition. Il est en effet connu comme un spécialiste des démystifications. Il a commencé sa carrière vingt ans plus tôt en s'opposant à Malachi Dove, fondateur de la secte. Aujourd'hui Dove semble avoir disparu et Joe aimerait bien savoir ce qu'il est devenu.

     

     

    Ca démarre un peu lentement ensuite c'est une histoire horrible avec des animaux découpés en morceaux et des meurtres en nombre. La narration fait aussi intervenir Lexie, épouse de Joe, femme perturbée qui prend ses désirs pour des réalités et adopte en conséquence un comportement pas toujours adapté. Avec tout ça la lecture avance vite parce que j'ai envie de connaître le fin mot de l'histoire. J'avais imaginé deux ou trois choses avant qu'elles soient révélées. Ceci dit ce n'est pas le genre d'ouvrage dont je ferais mon ordinaire parce que c'est surtout bien noir et qu'il n'y a guère de personnage sympathique.

     

    Je participe au défi Voix d'autrices, catégorie Un roman policier.

    Mo Hayder, Pig island, Presses de la cité

     

     


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