• Erik Larson, Le diable dans la ville blanche, Le livre de poche

    Erik Larson, Le diable dans la ville blanche, Le livre de pocheEn 1893 se tient l'exposition universelle de Chicago. Erik Larson nous la présente depuis la construction jusqu'à la destruction du site. C'est en 1890 que la ville de Chicago est choisie pour être le lieu de la prochaine foire mondiale. Un choix important pour les autorités de la ville qui espèrent montrer de quoi ils sont capables. Pour les urbains de la côte est Chicago passe en effet pour une ville provinciale peuplée de rustres. L'idée est donc de faire mieux que Paris en 1889. Mieux en gigantisme (la tour Eiffel) et mieux en nombre d'entrées (397000 visiteurs en un jour). Cela n'est pas gagné d'avance car les travaux commencent tardivement. Ils sont confiés à l'architecte Daniel H. Burnham pour la conception de l'ensemble et au paysagiste Frederick Law Olmsted (concepteur de Central park) pour les espaces verts. A 68 ans ce dernier est affligé de nombreux maux, notamment des douleurs de dents et névralgies régulières qui me rappellent qu'en matière de qualité de vie la médecine a quand même fait des progrès depuis cette époque.

     

    Erik Larson, Le diable dans la ville blanche, Le livre de poche

    La Ville blanche

     

    Erik Larson détaille les prouesses techniques et astuces qui ont été mises en place pour livrer le site à la date d'ouverture prévue. Les façades des bâtiments sont en staff, mélange de plâtre et de fibre de jute appliqué sur une ossature de poutrelles d'acier et de cadres de bois. Le tout est peint en blanc, d'où le surnom de Ville blanche. L'exposition se divise en deux parties. La partie sérieuse avec ses palais de l'Agriculture, des Manufactures et des Arts libéraux, des Arts décoratifs... présente les dernières nouveautés de l'époque : fermeture à glissière, lave-vaisselle automatique, canons géants de Krupp... La partie récréative est constituée d'une avenue, Midway, bordée d'attractions dont un village algérien et une rue du Caire, peuplés de leurs habitants exotiques. Les danseuses du ventre égyptiennes vont influencer la conception étasunienne du Proche-Orient. Le clou de Midway est la grande roue de l'ingénieur George Ferris. Cette roue géante peut emmener plus de 2000 passagers à 79 mètres de hauteur. Une révolution dure 20 minutes. Le soir la totalité de l'exposition est illuminée par des ampoules électriques. Une première rencontre avec l'électricité pour beaucoup de visiteurs.

     

    Erik Larson, Le diable dans la ville blanche, Le livre de poche

    La grande roue

     

    Erik Larson nous raconte aussi en parallèle l'histoire du docteur H. H. Holmes, un psychopathe et tueur en série qui officia à Chicago à la même époque et fit au moins neuf victimes (neuf victimes identifiées). Il s'était fait construire un bâtiment transformé en hôtel au moment de la foire dans lequel il assassinait ses victimes. La cave était équipée pour faire disparaître les corps. Il profitait de l'afflux de visiteurs pour commettre ses meurtres sans être inquiété. C'était un escroc qui ne payait jamais une facture s'il pouvait s'en dispenser et qui tuait pour voler mais aussi par plaisir, semble-t-il.

    Si au départ les chapitres sur les méfaits de Holmes sont ceux qui font avancer la lecture, bien vite ce sont les aléas et les péripéties de l'exposition qui me passionnent le plus. C'est vivant et très accessible. J'ai beaucoup apprécié cet ouvrage très intéressant. Je dois dire que ce genre de manifestation me fascine. Du coup j'aimerais bien lire quelque chose du même genre sur l'exposition internationale de Paris en 1889.

     

     

    L'avis de Keisha.
    Avec 598 pages je participe au défi Pavé de l'été de Brize.

     

    Erik Larson, Le diable dans la ville blanche, Le livre de poche

     


    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    1
    Brize
    Lundi 9 Août à 22:27
    Brize

    Comme toi, je suis fascinée par les expositions universelles, mais j’ai quand même peur d’être frustrée pour ce qui concerne le côté roman du livre.

      • Mardi 10 Août à 08:44

        On ne peut pas dire que ce soit un roman. Il y a une construction type thriller avec alternance de chapitres sur l'un et l'autre sujet, l'auteur imagine les sentiments des personnages mais c'est plutôt un ouvrage historique.

    2
    Jeudi 19 Août à 22:08

    Le sujet semble passionnant mais moins certaine de la forme...

      • Vendredi 20 Août à 07:56

        Elle ne m'a pas posé problème.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :