• L. M. Alcott et P. J. Stahl, Rose et ses sept cousin, Hachette

     

    L. M. Alcott et P. J. Stahl, Rose et ses sept cousin, HachetteA la mort de son père, Rose Campbell, 12 ans, s'est retrouvée orpheline. Elle est confiée à la tutelle d'une famille qu'elle connaît peu : un oncle, six tantes, sept cousins. Rose est une petite fille chétive, maladive et craintive. Son oncle Alec, médecin de profession, va appliquer sur elle ses principes concernant l'éducation des filles : activités de plein air (natation, équitation, patin à glace...), nourriture saine (lait frais tiré de la vache, porridge...), enseignement des arts ménagers (cuisine, couture, ménage) et de quelques fondamentaux (lire, écrire, compter). Ajoutons à cela la compagnie roborative des sept cousins, l'amitié pour une jeune domestique qui lui permet d'exercer son bon coeur et Rose devient une jeune femme accomplie.

     

     

    Le cadre est celui de la bonne société de Nouvelle Angleterre à la fin du 19° siècle. La famille Campbell s'est enrichie par le commerce international, notamment avec la Chine. Les hommes, l'oncle Alec, les pères des cousins, sont de grands voyageurs, souvent absents.

     

     

    En vacances chez ma mère je retrouve ce roman qui fut un de ses livres de jeunesse. Je sais que je l'ai lu moi-même autrefois mais je n'en garde aucun souvenir. Et je comprends pourquoi : ces enfants et jeunes gens sont tellement édifiants de bonté et d'attention aux autres que le résultats est un peu ennuyeux malgré les nombreuses activités de la petite bande. En tant que fille Rose est chargée de montrer l'exemple aux garçons pour les pousser à s'améliorer. Elle y parvient sans trop de peine vu le matériau de qualité que lui a fourni l'auteure.

     

     

    Ce qui m'intéresse le plus c'est ce que j'apprends sur P. J. Stahl en faisant une recherche sur celui qui apparaît à la couverture de mon édition comme le co-auteur de Louisa May Alcott (auteure aussi des Quatre filles du dr March). De son vrai nom Pierre-Jules Hetzel, plus connu comme éditeur de Jules Verne, il est en fait le traducteur de ce roman paru en 1885. Alors pourquoi se faire passer pour un auteur ? J'ai supposé que la traduction avait parfois été une adaptation, comme pour ce passage :

    "Il serait trop long d'énumérer tous les cadeaux contenus dans ces bas qui, en Amérique, s'ajoutent aux souliers que les enfants de notre pays mettent dans la cheminée, la veille de Noël".

    Il faudrait lire la VO pour savoir à quel point elle a été transformée, l'oeuvre n'ayant, semble-t-il, pas connu d'autre traduction.


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  • Commentaires

    1
    Jeudi 16 Août à 17:44

    J'aime bien L. M. Alcott mais là, ça a l'air un peu fade.

      • Vendredi 17 Août à 19:02

        C'est surtout intéressant comme témoignage historique : on nous présente une méthode d'éducation des filles qui était sans doute novatrice à l'époque.

    2
    Lundi 20 Août à 12:24

    oui, c'est vrai je n'avais pas pas pensé à cet apect-là. Mais je ne sais pas si ce genre de roman se trouve facilement, je verrai...

      • Vendredi 24 Août à 14:52

        Pas sûr du tout que ça ait été réédité. Et ça mériterait sans doute une nouvelle traduction.

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