• Denis Guedj, Zéro, Pocket

    Denis Guedj, Zéro, PocketDans ce roman Denis Guedj nous présente les grandes étapes de l'invention du zéro. Cela s'est passé en Mésopotamie et en plusieurs époques. Pour chacune d'entre elle l'auteur fait intervenir une femme prénommée Aémer et nous raconte son histoire en lien avec un progrès des mathématiques.

     

     

    1) Vers 3000 av. JC : De riches bergers mésopotamiens ont d'abord inventé les chiffres pour compter leurs troupeaux. On façonne dans la glaise des calculi de formes différentes, chacune représentant une quantité : le bâtonnet, un, la bille, 10, le disque, 100, le petit cône, 300 et le grand cône perforé, 3000. Lors d'une transaction, le nombre de calculi représentant len ombre de bêtes vendues, par exemple, est enfermé dans une boule creuse en argile, laquelle est conservée dans les archives. Pour ne pas avoir besoin de casser l'enveloppe pour retrouver le compte, on a aussi gravé dessus l'image des calculi enfermés à l'intérieur. Ce qui me surprend et m'amuse c'est qu'il a fallu du temps avant que quelqu'un s'aperçoive qu'on n'avait pas besoin des calculi à l'intérieur. Qu'il serait plus simple de se contenter de graver leur image sur une plaque d'argile. On rajoute quelques signes et l'écriture est inventée.

     

     

    2) Vers 2000 av. JC : Une nouvelle méthode d'écriture des nombres permet de les écrire tous avec seulement deux signes, un clou et un chevron.

     

    Denis Guedj, Zéro, Pocket

     

    Mais comment fait-on la différence entre le 1, le 60 et le 3600 ? C'est la position des signes qui le détermine, ils sont inscrits dans des colonnes : première colonne, 3600, deuxième, 60 et troisième, 1.

     

     

    3) Vers 500 av. JC : L'utilisation d'un double chevron incliné est une première façon de marquer l'absence qui permet de se passer des colonnes.

     

    Denis Guedj, Zéro, Pocket

    Donc quel est le chiffre inscrit dans l'exemple ci-dessus ? La réponse ici.

     

     

    4) Au début du 9° siècle, les Arabes découvrent les chiffres qui portent aujourd'hui leur nom mais qui viennent en fait d'Inde, dont le zéro.

     

     

    Ce que j'apprécie dans ce livre c'est qu'il fait bien comprendre que chaque étape n'est pas seulement une révolution technique mais aussi une révolution dans la façon de penser. Cela explique le temps qu'il a fallu pour passer de l'une à l'autre. Des choses qui nous paraissent évidentes aujourd'hui étaient tout simplement difficilement concevable à l'époque. Les histoires d'Aémer nous donnent une idée de ce qu'était la société à ces différentes époques.

     


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  • Commentaires

    1
    keisha
    Samedi 4 Novembre à 14:21
    keisha

    Un livre pour moi, sauf qu'après avoir lu récemment deux histoires des maths, ça risque de faire beaucoup

      • Samedi 4 Novembre à 19:26

        Ca se lit plutôt facilement.

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    2
    Mardi 14 Novembre à 21:08
    Patrice

    Intéressant, j'ai acheté un livre du même auteur il y a quelque temps (La méridienne), ça donne envie de plonger dedans !

      • Mercredi 15 Novembre à 15:03

        Oui, ça m'a donné envie d'en lire d'autres de lui. Je pensais au Mètre du monde.

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