• Nellie Bly, 10 jours dans un asile, Points

    Nellie Bly, 10 jours dans un asile, PointsEn 1887, Nellie Bly, jeune journaliste américaine de 23 ans, accepte de se faire interner dans un asile psychiatrique pour y mener l'enquête de l'intérieur. Déguisée en ouvrière, elle prend pension dans un foyer pour travailleuses où elle simule la folie. Elle est ainsi rapidement envoyée au Blackwell's Island Hospital. A partir de ce moment, dit-elle, elle a cessé de jouer la folle : "Laissez-moi vous dire une chose : dès mon entrée dans l'asile de l'île, je me suis départie de mon rôle de démente. Je parlais et me comportais en tout point comme d'ordinaire. Mais, chose étrange, plus je parlais et me comportais normalement, plus les médecins étaient convaincus de ma folie, à l'exception d'un homme, dont la bonté d'âme et la courtoisie restent gravées dans mon souvenir."

     

     

    Et en effet, dans ce lieu la bonté d'âme et la courtoisie des soignants sont assez rares pour pouvoir marquer. Les infirmières se moquent des malades et s'amusent à les exciter dans leur délire. Cela leur donne ensuite un prétexte pour les battre. Les médecins n'accordent qu'un intérêt lointain à leurs patientes et préfèrent parfois badiner avec les infirmières.

    A son arrivée, Nellie Bly est soumise à un bain froid puis rhabillées encore humide et les cheveux mouillés de vêtements insuffisants. La nourriture est infecte. Elle constate que si certaines de ses compagnes sont effectivement démentes, d'autres ont été admises à l'asile pour des problèmes de santé sans rapport avec la folie.

    Après la parution de cette enquête, la commission des budgets de la ville de New-York octroya un million de dollars supplémentaire aux hôpitaux psychiatriques de Blackwell's Island.

     

     

    Après Le tour du monde en 72 jours, je continue ma découverte des reportages de Nellie Bly. J'ai apprécié ce petit livre. J'ai trouvé intéressant de découvrir qui sont les internées. Le Blackwell's Island Hospital est un hôpital pour les pauvres. Les malades sont donc des ouvrières ou des domestiques. Je constate par ailleurs qu'un grand nombre sont des immigrées. Certaines ont une maîtrise très insuffisante de l'anglais et sont encore plus mal équipées pour faire valoir leurs droits.

    Ce court reportage est suivi de deux autres encore plus courts : Dans la peau d'une domestique, une expérience dans deux bureaux de placement et Nellie Bly, esclave moderne, une immersion dans une fabrique de boîtes.

     


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  • Commentaires

    1
    keisha
    Dimanche 19 Février à 07:42

    Encore une foi, le genre de livres qui me plait beaucoup!

      • Dimanche 19 Février à 10:49

        Une journaliste qui vient d'être redécouverte, semble-t-il, car ses reportages sont publiés au même moment.

    2
    Jeudi 23 Février à 18:02
    livresetbonheurs

    Je le note, pour remplir encore un peu plus ma pal :)

      • Vendredi 24 Février à 12:46

        Ca se lit vite.

    3
    Mardi 25 Avril à 21:23

    Je ne sais plus pourquoi elle a fait l'actualité récemment ( un film sur elle ?) mais ce livre me tente beaucoup

      • Mercredi 26 Avril à 13:17

        Les éditions du sous-sol ont sorti tout ses reportages récemment. Peut-être ça ?

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