• François-Henri Désérable, Evariste, Gallimard

    François-Henri Désérable, Evariste, GallimardEvariste Galois (1811-1832) était un surdoué. Le genre qui en classe n'écoute pas le prof et en contrôle de maths donne toutes les réponses justes sans aucune démonstration et se prend des cartons. Il est l'auteur de la théorie des groupes qui permet de résoudre des équations jusqu'alors réputées insolubles et qui est tellement en avance sur son époque que ce n'est que plusieurs années après sa mort qu'on s'est rendu compte à quel point c'était génial. Il est mort en duel à 20 ans. Il a vécu si peu longtemps et si vite qu'on ne sait pratiquement rien de lui si ce n'est qu'en plus d'être un mathématicien de génie c'était un républicain convaincu.

     

     

    Je découvre le personnage avec ce roman dont j'avais relevé le titre chez Keisha. Ce court ouvrage se lit facilement et rapidement. Le style est vivant quoique le ton facilement narquois m'ait régulièrement agacée. Et puis il faut maintenant que je fasse ma mère la pudeur et que je parle du sexe dont il est souvent question (sans que cela apporte nécessairement au récit -je pense à certaine allusion salace). A l'occasion de la conception d'Evariste, par exemple :

    "Adélaïde dort déjà -ou peut-être feint-elle de dormir. Il se met derrière elle, relève jusqu'aux hanches sa chemise de nuit (...), de la main gauche attise sa virilité, et de la droite glisse un doigt sous les poils de sa femme, subrepticement, puis un deuxième, humecte le tout, d'un seul coup s'y engouffre, la fout prestement, sans égards, pousse un râle de contentement, promptement s'endort (mais il se peut aussi qu'il la jonchât de baisers, qu'il lui fit l'amour tendrement, avec les salamalecs que cela implique, la cadence accorte et monotone, les niaiseries sentimentales qu'à l'oreille des demoiselles il faut susurrer d'une voix langoureuse, la guimauve dont elles raffolent (...)".

    Je trouve la conception des relations hétérosexuelles qui est montrée là un peu problématique. Il me semble qu'entre le viol et le mensonge il doit y avoir de la place pour des choses moins brutales et plus sincères.

     

     

    Mon bilan est donc mitigé : un sujet intéressant mais un style qui ne m'a pas totalement conquise. J'ai lu à droite ou à gauche que l'auteur en faisait un peu trop. Je crois qu'on peut le dire comme ça.

     

     

     

     

     


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  • Commentaires

    1
    keisha
    Vendredi 11 Août 2017 à 07:13

    Je ne me souvenais plus de ce passage ^_^ 

      • Vendredi 11 Août 2017 à 15:09

        Charmant, hein ?

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