• The blogger recognition award

    Le blogger recognition award est un tag. Cela fait bien longtemps que je n'avais pas été taguée et c'est à Eva et Patrice de Et si on bouquinait un peu que je dois cet honneur et plaisir et je les en remercie. C'est un honneur car j'apprécie leur blog de qualité et un plaisir car ce tag m'a permis de découvrir de nouveaux blogs de lecture.

     

    Voici le règlement :

      1. Remercier la personne qui vous a nominée (c'est fait).
      2. Raconter en quelques lignes l’histoire de votre blog.
      3. Donner quelques conseils aux blogueurs débutants.
      4. Sélectionner quinze blogs que vous aimeriez faire connaître.

     

    L'histoire de mon blog :

    J'ai commencé à tenir un blog de lecture en janvier 2006. J'ai toujours lu beaucoup, cela faisait quelque temps que je prenait des notes sur mes lectures et j'avais envie de mieux maîtriser l'internet. Ilm'a semblé que la réalisation d'un blog pourrait me permettre d'allier l'utile à l'agréable. Mon blog était d'abord chez over-blog, j'ai déménagé chez eklablog (et tout transféré) en septembre 2014.

     

    Conseil aux blogueurs débutants :

    Amusez-vous bien !

     

    Et les nominés sont : (j'ai pas réussi à aller jusqu'à 15 mais j'en ai trouvé beaucoup plus que ce que j'avais pensé à priori)

    A little bit dramatic

    Bonheur du jour

    Chez Sentinelle

    Chroniques de lecture

    En lisant, en voyageant

    Le blog de Krol

    Lectures politiques

    Le hibou et le papou

    Lilly et ses livres

    Mille et un classiques

    Un moment pour lire


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  • Kim Thúy, Ru, Liana LeviLa narratrice est une femme d'une quarantaine d'années, originaire du Vietnam et qui vit au Canada où elle et sa famille se sont réfugiées quand elle avait 10 ans. Comme l'auteure. Je suppose que ce roman est en partie autobiographique. En toile de fond j'y retrouve des éléments évoqués dans Vi.

     

     

    Le récit ici est fait de très courts chapitres -souvent moins d'une page- et dont le thème général est l'exil. Souvenirs d'enfance au Vietnam dans une grande famille bourgeoise, souvenirs de la fuite des boat-people, de l'arrivée au Canada et de la découverte d'un nouveau mode de vie, du retour au Vietnam des années plus tard et de la prise de conscience qu'on est devenue une étrangère dans son propre pays.

     

     

    L'ordre n'est pas chronologique, les petites histoires arrivent plutôt par associations d'idées, une réminiscence en entraînant une autre. Enfin l'écriture est très poétique. C'est un vrai plaisir de lire ce beau texte.

     


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  • Patrick Deville, Equatoria, Seuil"Ces hommes auront rêvé d'être plus grands qu'eux-mêmes, ils auront semé le désordre et la désolation autour d'eux, couvert leurs entreprises aventureuses du nom des idéologies du temps, s'emparant de celle qui est à leur portée comme d'un flambeau, l'exploration, la colonisation, la décolonisation, la libération des peuples, le communisme, l'aide humanitaire..."

     

    En 2006, Patrick Deville bourlingue en Afrique équatoriale (au Congo, au Zaïre, au Gabon, à Sao Tome et Principe, en Angola, en Tanzanie) sur les traces des explorateurs, commerçants ou révolutionnaires qui, depuis le 19° siècle, ont arpenté ces territoires, remonté le cours des fleuves et traversé la grande forêt. Le prétexte en est l'inauguration imminente à Brazzaville d'un mausolée à Savorgnan de Brazza. Je découvre ainsi ce personnage, humaniste qui voulait libérer les esclaves et qui ouvrit malgré lui la route à la colonisation française, laquelle allait permettre le travail forcé.

     

     

    Patrick Deville nous présente aussi de nombreux autres aventuriers dont Stanley, parti à la recherche de Livingstone et Emin Pacha, de son vrai nom Schnitzler et qui fut gouverneur de la province d'Equatoria, au sud de l'Egypte. Tous deux croisent aussi la route de Tippu Tip, marchand d'esclaves de Zanzibar devenu sultan d'Utetera.

    Au 20° siècle, les révolutions et les guerres civiles qui suivent les indépendances font ensuite émerger ou attirent des destins hors du commun : Jonas Savimbi, Agostinho Neto et Che Guevara.

    Enfin, en 2006, Patrick Deville rencontre ses contemporains au hasard de ses pérégrinations et nous raconte des tranches de vie de personnes qui bien souvent ont connu l'exil, ont du repartir de zéro et montrent que la débrouille est une qualité appréciable dans les lieux et les périodes incertaines.

     

     

    Je suis toujours contente de lire Patrick Deville même si je manque parfois de la culture nécessaire pour le suivre pleinement. J'aime beaucoup sa façon d'écrire qui a parfois un côté suranné. Ainsi il emploie "une manière de" : "Ils pensaient l'île déserte jusqu'à la rencontre, par un chasseur sans doute, du premier Angolare, une manière de Vendredi qui s'enfuit dans la forêt". Je dois dire que la découverte de la première ocurence de cette expression me réjouit. Je pense cependant qu'Equatoria n'est pas celui des récits de voyage de l'auteur que j'ai préféré. Je l'ai trouvé à ma bibliothèque où il était disponible, en attendant Taba Taba qui vient de sortir.

     


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  • Hugo Horiot, L'empereur, c'est moi, L'iconoclasteHugo Horiot est autiste ou Hugo Horiot était autiste ou Hugo Horiot a grandi avec l'autisme. Difficile de choisir ce qui décrit le mieux ce que Hugo Horiot nous dit ici de lui et l'autisme. Peut-être plutôt la dernière expression car c'est le récit d'un esprit intelligent et sensible enfermé dans un corps d'enfant que l'auteur nous fait là. Hugo Horiot aurait pu rester cloitrer en lui-même, il en a parfois été tenté mais il a découvert le théâtre et surtout il a eu la chance d'avoir une mère formidable, l'écrivaine Françoise Lefèvre, une femme d'un grand courage qui s'est battue sans relâche et avec amour pour amener son fils à accepter le monde et les autres. Elle s'est battue contre les psys et contre les enseignants (je suis choquée par ce que l'auteur dit de certaines réactions ou de certains propos de profs). Elle a écrit un livre sur son fils, Le petit prince cannibale, qu'il faudrait lire maintenant.

     


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  • Michel del Castillo, Tanguy, Folio"Ce qui vieillit un être, vois-tu, ce sont les adieux ; plus on a fait d'adieux dans sa vie, et plus on est vieux."

    Tanguy est né en Espagne juste avant la guerre civile. En 1939, il a 5 ans, sa mère et lui fuient pour la France où ils retrouvent le père de Tanguy qui est Français. Puis, un temps, mère et fils sont internés au camp de Rieucros en Lozère, un camp de concentration français pour les indésirables et les étrangers. Puis ils sont séparés et Tanguy est envoyé dans un nouveau camp de concentration, en Allemagne cette fois. Il a 12 ans. Après la guerre il est de nouveau interné mais à présent dans un orphelinat et centre de redressement espagnol. Cela vaut le camp de concentration. D'ailleurs les acolytes de la direction, choisis parmi les pensionnaires de droit commun, sont appelés kapos.

     

     

    Tanguy c'est Michel del Castillo enfant car derrière ce récit d'une jeunesse précaire et ballotée, il y a une histoire vraie. Je suis admirative de la force de caractère dont à fait preuve l'auteur, et si jeune, pour ne pas sombrer dans la violence et continuer de croire en l'amour. C'est qu'à chaque étape de son parcours il y a eu de belles rencontres, des personnes qui -même au fond de la plus grande misère- lui ont montré le côté positif de l'être humain : Rachel, l'internée juive de Rieucros ; Gunther, le prisonnier allemand du camp de concentration ; Firmin, le jeune parricide du centre de correction ; enfin le bon père Pardo et l'oncle Norbert et sa femme qui suppléent les parents défaillants. Mais ça a aussi été la force de Michel del Castillo de saisir ces occasions, de s'y accrocher et de s'en nourrir.

     

     

     

    J'ai apprécié cette lecture d'un auteur que je ne connaissais pas et ça me donne envie d'en découvrir plus de lui. J'ai aimé aussi l'écriture. Tanguy n'est pas le narrateur et semble observer tout ce qui lui arrive avec détachement. L'auteur avait à peine plus de 20 ans quand il a écrit ça.

     


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  • J'avais lu il y a déjà un bon bout de temps les trois premiers épisodes de cette série policière qui se déroule sur l'île d'Öland en Suède et voilà que je tombe sur le dernier à ma bibliothèque. Je retrouve Gerlof qui se met en vacances de sa maison de retraite pendant l'été afin de rejoindre la résidence familiale où il accueille ses petits-enfants. C'est lui qui mène l'enquête quand Jonas Kloss, un camarade de son petit-fils vient lui raconter comment, en pleine nuit, il s'est retrouvé le passager d'un cargo à l'équipage de morts vivants. La famille Kloss est propriétaire d'un vaste complexe touristique et il semble que quelqu'un leur en veuille.

     

     

    L'affaire policière n'est pas des plus palpitantes et puis j'ai l'impression que Johan Theorin s'éparpille un peu. Il y a ainsi une DJ dont les difficultés personnelles sont évoquées mais sans les approfondir et sans que cela n'apporte rien à l'histoire si ce n'est quelques pages.

    Ce qui m'intéresse dans ce roman c'est ce que je ne venais pas y chercher : l'arrière-plan historique d'un personnage qui nous emmène en URSS dans les années 1930, au goulag et au coeur de la Grande Terreur stalinienne. L'auteur s'est documenté sur cette période -il cite ses sources à la fin- et montre bien toute l'horreur de ces événements.

     


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  • Donna Tartt, Le chardonneret, PocketA 13 ans Theo Decker, le narrateur, a échappé à un attentat dans lequel sa mère est morte et qui l'a mis en possession du Chardonneret, un des rares tableaux du peintre Fabritius (1622-1654). C'est peu de dire que le pauvre garçon va se retrouver bien livré à lui même pour gérer à la fois le deuil d'une mère dont il était très proche -le père ayant quitté le domicile familial sans laisser d'adresse- et le stress post-traumatique. Le roman l'accompagne depuis le moment fatidique qui a bouleversé sa vie jusqu'à l'âge adulte. Sur sa route il croise diverses personnes qui l'aident à survivre. Les péripéties sont nombreuses et les moyens pas toujours les plus judicieux mais l'auteure n'émet pas de jugement : chacun se débrouille comme il peut.

     

     

    Après avoir été déçue par Le maître des illusions, j'ai apprécié ce roman. J'ai trouvé que l'auteure décrivait fort bien les émotions et sentiments qu'un jeune garçon peut éprouver dans les situations traversées par son personnage. Il y a aussi de belles descriptions de certains quartiers de New-York qui donnent envie d'y aller. En édition de poche, l'ouvrage compte plus de mille pages qui se lisent sans difficulté même s'il aurait pu supporter d'être un peu raccourci.

     

    Les avis de KeishaKrol et Maggie.

     

    Donna Tartt, Le chardonneret, Pocket

     


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  • Jean d'Aillon, Marseille, 1198, J'ai luRoncelin, vicomte de Marseille, a disparu, sa maîtresse et ses serviteurs assassinés. Hugues de Fer, le viguier de la ville, suspecte les seigneurs des Baux d'en être responsables. En effet, Hugues des Baux estime que la vicomté de Marseille devrait lui revenir, étant marié avec Baralle, fille du précédent vicomte.

     

     

    Pour libérer son seigneur, Fer se met en route vers les Baux, accompagné d'une petite troupe hétéroclite. Se sont joints à lui son ami le médecin Ibn Rushd (Avicenne) qu'il a connu à la croisade ; Nedjm Arslan, un Perse qui maîtrise le secret de la poudre explosive ; Robert de Locksley, alias Robin des Bois soi-même ; Anna Maria et Bartolomeo, soeur et frère, jongleurs venus de Rome et enfin notre héros Guilhem d'Ussel. Et il va bien falloir tous ces talents pour venir à bout d'une mission périlleuse car on va découvrir en cours de route que nombreux sont ceux qui souhaitent qu'elle échoue.

     

     

    Marseille, 1198 est le premier épisode des aventures de Guilhem d'Ussel écrit par Jean d'Aillon. De taille et d'estoc, que j'ai lu précédemment est en fait un préquel.

    Si les liens de parenté et de vassalité entre les différents personnages qui convoitent la suzeraineté de Marseille sont parfois un peu complexes, j'apprécie encore une fois ces aventures médiévales.

     


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  • Une famille syrienne

    Un film de Philippe van Leeuw.

    Une journée de la vie d'une famille dans une ville en guerre. Dans le grand appartement barricadé, dernier à être occupé de son immeuble, vivent une femme d'une cinquantaine d'années, son beau-père, ses trois enfants (Yara, la fille adolescente et ses petits soeur et frère) et la bonne. Ils accueillent aussi un couple de voisins et leur bébé ainsi que le petit-ami de Yara, venu prendre des nouvelles et qui n'a pas pu repartir -trop dangereux.

     

     

    Dans ce huis-clos le grand-père fume cigarette sur cigarette et fait la classe à son petit-fils, la bonne est de corvée d'eau ou de ménage, on se calfeutre dans l'arrière-cuisine -pièce sans fenêtres- quand les bombardements se rapprochent et on espère un coup de téléphone du père. Les adolescents amoureux se tiennent par la main ou se bécotent quand les adultes ont le dos tourné et je pense à Anne Frank et Peter van Pels dans leur annexe. La jeune femme, brutalisée par des pillards qui veulent la violer, négocie avec celui qui lui semble détenir l'autorité pour qu'il éloigne son acolyte et lui propose l'exclusivité en échange de sa protection sur l'appartement et je pense à Une femme à Berlin. C'est toujours la même guerre de tous temps et de tous lieux dans ses violences contre les civils. Ca pourrait être nous.

     

     

     


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  • Arnaldur Indridason, Opération Napoléon, PointsEn 1945, en pleine tempête de neige, un avion allemand s'est écrasé sur le glacier Vatnajökull en Islande et a été rapidement recouvert de glace. Depuis les services secrets de l'armée américaine surveillent le lieu supposé de l'impact. Quand l'avion réapparait en 1999 des hommes sont dépêchés sur place dans le plus grand secret. Leur mission ? Récupérer l'épave et son contenu et les faire disparaître. Personne ne doit être au courant. Pour cela ils sont prêts à éliminer les éventuels témoins. Or justement, un groupe de sauveteurs en montagne a décidé de s'entraîner dans le secteur...

     

     

    Mais il contient quoi ce foutu avion qui justifie qu'on vienne buter en plein Reykjavik des gens qui ne sont même pas au courant de son existence ? Le suspense est gardé presque jusqu'à la fin même si j'avais commencé à m'en douter un peu avant.

    Et c'est crédible ? Pas vraiment d'un point de vue historique. On est en droit de se demander aussi comment un tel secret a pu être gardé pendant près de 50 ans surtout quand on voit les dégâts collatéraux causés justement pour maintenir le-dit secret.

    Alors quoi ? Il y a de l'action et une jeune avocate qui fait la nique aux tueurs les plus coriaces qu'on met à ses trousses. Même si je n'y crois pas trop non plus, je trouve plaisant de voir les méchants défaits par quelqu'un qu'ils imaginaient pouvoir écraser sans difficulté. Je me disais en le lisant que ça ferait un bon scénario pour film d'action.

     

    D'Arnaldur Indridason je préfère cependant sa série policière. Comme point commun entre les deux je constate que dans Opération Napoléon il y a deux personnages qui recherchent leur frère disparu en montagne. Comme Erlendur.

     

    L'avis de Keisha.

     


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